Test Assassins Creed : Black Flag

Test Assassins Creed : Black Flag

Chaque année, les joueurs ont droit à leur épisode d’Assassins Creed. Après les aventures de Connor Kenway en pleine Révolution américaine, Ubisoft a décidé de mettre le cap sur les Caraïbes non pas pour prendre des vacances mais pour proposer un nouvel univers haut en couleur. L’âge d’or de la piraterie ! Une orientation réussie ? Wekyo.com vous invite à monter dans son navire pour connaître la suite.

Des envies d’ailleurs

C’est une première dans l’histoire d’Assassins Creed : la licence qui a pour concept de faire vivre à un homme des mémoires de ses ancêtres avait pour habitude de montrer une progression dans le temps. Il n’en est rien dans ce quatrième épisode intitulé Black Flag qui nous fait revenir avant les événements d’Assassins Creed III. Nous sommes au début du XVIII ème siècle. Edward Kenway a quitté Swansea (Pays de Galles) pour aller gagner sa vie dans les Caraïbes. On le retrouve en bien mauvaise posture et en pleine mer face à un navire anglais. Après une bataille ardue, notre héros s’échoue sur une plage en compagnie d’un assassin qui doit se rendre à La Havane (Cuba) pour une mission secrète. Edward Kenway en profite pour l’éliminer et usurper son identité. Ainsi, il espère avoir accès à d’immenses richesses sans se douter qu’il prend la route d’ennuis colossaux.

Depuis le début de la saga, le joueur a rencontré des figures historique des Croisades, de la Renaissance, de l’Empire Ottoman et de la Révolution américaine. Aujourd’hui, Ubisoft nous propose de découvrir ceux qui ont régné en maître sur les mers des Caraïbes. Chaque univers créé a toujours été l’atout numéro un de la série. Réaliste et soignée, cette nouvelle période permet de découvrir une partie plutôt méconnue de l’histoire. Au fil de l’aventure, nous allons rencontrer Calico Jack, Barbe Noire et biens d’autres noms réputés de la piraterie. Le scénario nous invitera au voyage en allant découvrir Nassau la ville anarchique et repère des pirates mais aussi La Havane ou Kingston. Des villes aux atmosphères différentes, saisissantes et dune rare beauté graphique.

Se sentir chez soi

Un autre avantage apparaît rapidement quand on joue à Assassins Creed IV. On retrouve ce gameplay qui na pas vraiment évolué depuis le premier épisode. Il y a toujours cette activation de touche pour mettre Edward en mode actif et ainsi pouvoir attaquer. A chaque interaction possible, le jeu nous l’indique par les touches en surbrillance. Même si cela est désactivable dans les paramètres, le réglage par défaut surcharge l’écran et réduit la visibilité.

En 2007 est sorti le premier épisode d’Assassins Creed avec Altaïr. A l’époque, la tolérance vis à vis de l’I.A était de mise mais en 2013 sa passivité est inacceptable. En conflit, les ennemis attendent toujours leur tour pour attaquer malgré une agressivité revue à la hausse d’après les développeurs. Certains soldats sont tout simplement inattaquables par moment.

L’Anvil Next, le moteur graphique du jeu, avait été une grosse nouveauté pour AC III et avait souffert de beaucoup de bugs de collision rendant parfois le jeu agaçant. Un an plus tard, il a été dompté et, en plus de proposer un univers magnifique et visuellement attrayant,  Assassins Creed IV est presque exempt de bugs. Sur la trentaine d’heures passées, le nombre d’anomalies rencontrées est vraiment minime. Une prouesse technique en comparaison de son prédécesseur.

Très beau trop grand?

La map d’AC IV Black Flag est immense et riche en activités. Pour en profiter pleinement, Ubisoft a décidé de reconduire l’expérience navale d’AC III pour en faire le point central du jeu. Un levier scénaristique intéressant, travaillé et presque parfait. Presque car lié au scénario mais pas vraiment intégré à ce dernier. En effet, dans l’histoire principale, Edward va devoir aller aborder des navires ennemis mais plus les missions s’enchaînent et plus la résistance de ses cibles va s’accroître. Une évidence pour beaucoup mais encore faut-il penser à aller améliorer son vaisseau pour pouvoir progresser. De ce fait, le temps de glaner des matériaux pour renforcer sa coque, perfectionner la force de frappe du navire ou autre amélioration technique va considérablement couper le rythme du scénario. Ou alors est ce l’aire de jeu qui est trop grande par rapport au scénario qui, lui, manque de profondeur? De toute évidence, il manque quelque chose pour que ce jeu retrouve l’aspect épique d’antan.

Comme auparavant, Assassins Creed IV propose à Edward Kenway de s’enrichir en constituant une flotte. Au début, le Jackdaw (navire d’Edward) ne doit se contenter que de petits canonniers puis, petit à petit, il va pouvoir s’attaquer à des ManO War ou des Galions espagnols. Ainsi, plus sa flotte sera grosse, plus il pourra envoyer de navires en mission et faire grossir sa marchandise et ses revenus.

Sur la terre ferme, le schéma de progression na pas changé. Il y a toujours des points d’observation à synchroniser pour dévoiler des parties de ville et chacune d’entre elle est remplie de missions annexes, d’objets à collecter, . En mer, nous retrouverons des forts à conquérir (avec plus ou moins de difficulté) ainsi que des items à récupérer en mer. Une expérience de jeu prolongée qui peut donc se réaliser une fois l’histoire terminée.

Assassins Creed  IV avait, cette année, une pression importante. D’un côté, devoir relever le niveau après la déception d’AC III mais ensuite venir proposer une expérience riche et épique pour un jeu open world. Malgré une certaine répétitivité et quelques faiblesses dans le scénario, Assassins Creed IV pourrait réconcilier pas mal de joueur avec la licence et en conquérir de nombreux autres !

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