Le site de streaming HD Ranopi change de nom!

Le site de streaming HD Ranopi change de nom!

Anciennement appelé “Jimoy” ou encore “Bokigo”, des noms aussi obscures qu’exotiques mais bien connu des adeptes du streaming illégal, Ranopi est le fer de lance d’un concept apprécié dans l’univers du streaming vidéo. Dans un contexte ou Hadopi et les autorités judiciaires traquent sans relâche les administrateurs de ce genre de sites web engageant un véritable jeu du chat et de la souris, le mot d’ordre est la mobilité! Ranopi n’échappe donc pas à cette règle et change encore de nom et d’adresse…

Le roi du streaming HD sans pubs

Ranopi est l’exemple même d’une nouvelle ère de consommation illégale de films. Jusqu’à présent, les sites de streaming comme les sites de téléchargement, fonctionnaient tous de la même manière : des publicités invasives aux contenus souvent offensants; une bagarre continu contre les fenêtres pop-up pour finalement avoir accès à l’œuvre et biensur un risque accru de télécharger des virus ou autres malwares. Si les consommateurs passaient outre ces inconvénients pour profiter de la gratuité, le contexte a beaucoup changé. Les plateformes légales comme Netflix se démocratisent et ont poussé les administrateurs de sites illégaux à imaginer des sites plus simples et sécurisant. On a vu Popcorn Time du côté du Peer-to-Peer et Ranopi du côté du streaming HD.

Il va droit à l’essentiel : une interface sans aucune pub mais aussi sans relief ni originalité. De la sobriété comme on en voit rarement. Au delà de cela, le contenu est mis à jour quotidiennement, avec les films du moment et les grands classiques, mais aussi des sections documentaire et spectacle et le tout exclusivement en HD! Un moteur de recherche performant relie tout ce contenu dans un même élan de simplicité.

De plus, le site ne demande pas d’inscription et le visionnage commence immédiatement après avoir cliqué sur la fiche du film. Ce qui contribue largement au côté plaisant de la plateforme et nourrit son succès.

Échapper à la justice à tout prix

Toutefois, comme tous les autres sites illégaux du secteur, Ranopi n’échappe pas aux risques de poursuites judiciaires. De fait, dans ce jeu du chat et de la souris, cette dernière essaye de semer le félin par une technique bien rodée : le changement de nom. Dans ce cas de figure où la justice française qui n’a pas les moyens de lutter face à la profusion de sites de streaming, tente alors de concentrer son action sur quelques mastodontes du secteur ayant une audience très large a l’instar de Zone-Téléchargement ressuscité récemment sous une nouvelle adresse, LibertyLand ou encore VoirFilms.

En outre, la justice a renforcé sa répression en forçant les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) a bloquer certains noms de domaine. D’ailleurs, à la fin du mois de septembre 2017 et sous la pression d’Hadopi, elle a ordonné aux quatre Fournisseurs d’accès internet (FAI) français le blocage de cinq sites de streaming. Pour Ranopi qui ne parait particulièrement être au centre des attentions, l’idée est donc de changer régulièrement de nom afin de rester le plus discret possible et éviter d’être dans l’œil du cyclone judiciaire. Prudence est mère de sûreté…

Ranopi devient Ragibo…

Cette technique de dénomination est au cœur du système des développeurs, puisque le site s’appelait auparavant Jimoy ou encore Bokigo. Mais dernièrement, dans un nouvel élan d’imagination, Ranopi devient alors Ragibo, mais de nombreux sites miroirs tels que Trozam et Zudbo sont aussi apparus pour prendre le relais en cas de besoin. 

Toutefois, au-delà de ce nouveau nom, aucun changement, le site reste exactement le même au niveau de l’interface ou de son fonctionnement. Ragibo est la retranscription identique de Ranopi. Par l’intermédiaire des réseaux sociaux, la communauté a été maintenue informée et a pu, sans soucis, poursuivre ses visionnages cinématographiques.

Un usage sans risque?

Regarder une œuvre protégée en streaming est strictement illégal, mais contrairement au téléchargement, il est admis comme étant moins risqué pour l’utilisateur puisque celui-ci ne conserve, à priori, pas de copie de fichiers bafouant le droit d’auteur sur son ordinateur. La justice axe donc davantage son action sur la poursuite des créateurs de ces sites que sur les consommateurs de contenus illégalement distribués. Néanmoins un flou juridique existe, car comme pour tout site internet visité, des traces de l’oeuvre regardée peuvent subsister sur le disque dur. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle quelques juristes tentent de faire admettre l’idée d’un recel de contrefaçon prévu par l’article 321-1 du code pénal applicable aux visionneurs.

En clair, ces derniers bénéficieraient, en toute connaissance de cause, du produit d’un crime ou d’un délit. Ainsi, la réflexion des autorités perdurent pour trouver le bon angle d’attaque.

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