Test : Sonic Adventure 2

Test : Sonic Adventure 2

Sonic Adventure 2 est sorti en Europe le 23 Juin. Une date lourde en signification, puisqu’elle marque les 10 ans du hérisson bleu, fière et fidèle mascotte de Sega. Ce deuxième volet accueilli par la Dreamcast, le 29 ème de la série (et oui, déjà !) atteint-il lui aussi les sommets ? La réponse dans quelques instants !

Ooohhhhh un scénario !

Si les scénarios se caractérisaient souvent par leur relative absence dans les volets précédents (nous ne nous en portions d’ailleurs pas plus mal), ici nous en avons un plutôt recherché et qui va énormément influer sur la mise en scène du jeu. Les successions de niveaux ont véritablement un sens poussé…

Eggman (Robotnik), toujours en quête d’un mauvais coup, pénètre dans une base secrète gouvernementale dans laquelle une arme secrète est précieusement gardée depuis des décennies, arme qui aurait été conçue par… son grand-père ! Après avoir semé la zizanie au sein de la base, ce dernier pénètre enfin dans la salle où ce secret reste jalousement gardé et mis en état d’hibernation. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque, en le sortant de sa cuve de stockage, il s’aperçut que c’était un… hérisson noir ! Dénommé Shadow, il se dit la forme de vie ultime, et est capable d’utiliser l’énergie des émeraudes pour augmenter sa vitesse au point de pouvoir se téléporter. Pour remercier Eggman de l’avoir libéré, Shadow lui accorde un voeu. Les deux bad guys vont donc s’allier afin de récupérer les émeraudes et faire chanter les gouvernements du monde… Leur signalement est donné dans toutes les polices et l’armée, et notre pauvre Sonic finit par se faire arrêter, confondu avec Shadow.

Quelques nouveautés pour Madame ?

Sonic Adventure 2 diffère légèrement du premier volet sorti sur Dreamcast en 1998 : en fait, celui-ci fait figure comme un mix de ce dernier et Sonic 2 (sorti sur Megadrive en 1992). Déjà, il n’y a plus de monde virtuel dans lequel vous vous baladez pour choisir les niveaux : ceux ci s’enchaînent automatiquement selon la trame fixée par le scénario : d’ailleurs, cet opus fait énormément penser à un film : il y a de nombreux clins d’oeil dans le jeu, et certaines scènes sont vraiment très typées. Nos amis se prennent tous pour des super héros, et ils ont bien raison, parce que ça leur va vraiment bien ! Et surtout, les nouveaux looks adoptés depuis Sonic Adventure, et la mutation stylistique enclenchée depuis les passages sur mega CD sied vraiment très bien à ce comportement. Ensuite, il n’y a plus que trois types de jeu : fini l’hybride Sonic/Knuckles qu’était Tails et le pêcheur branché qu’était Big the Cat dans la première mouture : vous ne pouvez jouer que des niveaux “à la Sonic” (classiques, mais toujours les plus intéressants et funs), “à la Knuckles” (recherche d’émeraudes) et “à la Tails”. Cependant, Tails est en quelque sorte le nouvel E102Y de Sonic Adventure : il reste en permanence dans son avion relooké pour l’occasion, et ses niveaux sont des niveaux de shoot.

Au chapitre des nouveautés, signalons qu’il est possible de jouer “les deux côtés de la Force”. En effet, vous pouvez soit jouer le côté des bons, soit le côté des “méchants”,à savoir Shadow, Eggman et Rouge. Les niveaux avec shadow se jouent comme ceux avec Sonic, ceux avec Rouge comme ceux avec Knuckles, et enfin ceux avec Eggman comme ceux avec Tails (phases de shoot). A noter que les Chaos, (parmi les plus kawaaaaai des créatures de jeu vidéo !) sont plus que jamais de la partie : pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont des sortes de petits tamagotchis que vous pouvez élever et faire évoluer , puis passer dans votre VMU, pour les faire participer à des courses de Chaos, très sympas à jouer.

Un concentré d’action pure ?

Sonic Adventure 2, c’est un peu un retour aux sources : des niveaux qui se suivent selon le script défini par le scénario. Fini les pseudo phases de quêtes du premier volet (inspirées du génial Mario 64). C’est un choix qui a été pris par Sega, on aime ou on aime pas… bien que ce ne soit pas forcément un mal vu le déroulement du jeu.

Certains regretteront les stades de pêche avec Big the Cat ou bien les coups de marteau d’Amy ; mais les deux choses qui sont les plus regrettables sont le stage de la poursuite en avion avec Tails (ici on a droit à une poursuite en voiture) et les séances à planer avec ses queues-hélicoptère ! C’est aujourd’hui un peu “l’intello de service”, toujours fourré dans son véhicule multi-usage (manga attitude).

J’en viens quand même à regretter le fait qu’il n’y ait pas plus de niveaux “à la sonic” que ça. Certes, c’est sympa de varier les concepts avec Knuckles/Rouge ou Tails/Eggman, mais modérément… rien ne vaut un bon vieux niveau bien speed, bourré d’anneaux, d’ennemis, de tubes et autres loopings !

La créativité de la Sonic Team en étonnera plus d’un dans ce dernier volet. Certains passages sont littéralement cultes : la première confrontation Sonic/Shadow notamment (avec des plans et une mise en scène très “Matrix”), la première transformation de l’avion de Tails (très “Macross”), ou bien une des scènes finales où Eggman braque Amy avec son revolver et où Sonic se fait projeter dans l’espace… comme dit plus haut, tout ceci fait très cinématographique, et c’est très appreciable !

Tout comme dans Sonic 2 sur Megadrive, un mode deux joueurs a été incorporé, au grand soulagement des fans qui en rêvaient depuis tant d’années. Trois modes de jeu sont disponibles : le mode “shoot” , le mode combat/course, et le mode chasse au trésor . Le mode Kart (une course très sympa) est aussi disponible, mais il faut le débloquer… Au final ça s’avère très agréable à jouer et la durée de vie du soft s’en trouve rehaussée. D’ailleurs, ici aucun effet de brouillard malvenu ou ralentissement inopportun, ça reste beau et fluide sans arrêt !

Une démonstration technique ?

Sonic Adventure 2, comme c’était le cas pour le premier volet en son temps, est, en plus d’être un bon jeu, une démonstration technique ; il peut rivaliser sans rougir avec la plupart des grosses productions actuelles tous supports confondus. Les graphismes sont beaux et détaillés, et les styles utilisés dans les niveaux très variés, si bien que vous n’aurez jamais cette sensation de répétition au niveau des textures et de l’ambiance présente dans certains jeux. Les stages sont très différents de l’un à l’autre, et l’on sent qu’un véritable effort de recherche a été fait par la Sonic Team quant à leur conception et leur design, ce qui fait plaisir à voir.

La modélisation des 6 personnages jouables (et encore plus celle des ennemis, mis à part les boss) est assez simpliste, comme à l’accoutumée avec la bande à Sonic. Cependant, j’en viens au point technique suivant : l’animation : celle-ci est tellement rapide et fluide, que de toutes façons vous avez rarement le loisir de contempler le design des personnages très longtemps. Mais par rapport au premier volet, il est évident que les modèles sont plus détaillés et travaillés.

90% des joueurs s’étaient plaints d’une gestion des caméras assez hasardeuse dans le premier opus. Ceci n’a pas vraiment été amélioré avec le celui-ci. La gestion semi-automatisée des caméras n’est pas des plus agréables puisqu’elle ne sélectionne pas forcément le bon angle de vue en permanence. C’est là le principal défaut du jeu, et non des moindres puisqu’il engendre beaucoup de pertes de “vies” dans certains niveaux simplement à cause de vices de caméra. Ce problème influe très négativement sur la jouabilité, qui du coup n’est pas parfaite.

Chaos Control : go !

Malgré quelques défauts, ça reste un Sonic, et pour la plupart des fans il sera perçu comme une réussite. Peut-être que Sega s’est un peu précipité pour le sortir, ne prenant pas tout le temps qu’il aurait fallu pour corriger les bugs de caméra, mais ça serait bête de vous priver de ce titre pour ça : vous pouvez quand même l’acheter les yeux fermés, rien que pour certaines scènes qui sont vraiment extraordinaires.

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