Test Battlefield 4, tiendra t-il toutes ses promesses?

Test Battlefield 4, tiendra t-il toutes ses promesses?

Si Battlefield 4 déchaîne les passions depuis son annonce, le nouveau titre de DICE doit se montrer à la hauteur d’un troisième épisode particulièrement réussi. Battlefield 4 a donc la lourde tâche d’introduire le nouveau moteur FrostBite 3, véritable fer de lance marketing pour les futurs jeux d’EA. Mais les nouveautés ne s’arrêtent pas là. En plus de bénéficier des prouesses du nouveau moteur graphique, DICE a bâti son jeu avec le soutien des technologies Destruction 4.0 et Levolution, deux atouts largement présentés dans les nombreuses vidéos diffusées au cours des derniers mois.

Alors que Call of Duty essuie des nombreuses accusations liées à son manque d’innovation, Battlefield parviendra-t-il à laver l’honneur des FPS ?

A la bataille !

Apparu dans Battlefield 3, le mode solo revient dans cette quatrième fournée. L’histoire nous emmène dans la ville de Shanghai, plongée dans une sombre guerre civile, où l’escouade américaine, Tombstone, est chargée de régler quelques problèmes avant de sillonner une partie de la Russie. Ce quatrième volet délaisse ainsi le décor du Moyen-Orient pour un cadre plutôt nord-asiatique. Le tout pour tenir le joueur à distance du multi durant 6 à 7 heures de jeu.

Encore faut-il se montrer patient, car la majorité de la campagne se parcourt à pied, exigeant de crapahuter de bâtiments en bâtiments. Seuls quelques rares et courts passages en véhicules sauront pimenter les combats, tandis que les hélicoptères et autres avions passent complètement à la trappe. Seul un tank (qui partira vite en fumée) et un bateau seront disponibles. Les ennemis sont quant à eux dotés d’une intelligence plus que douteuse, fuyant comme des lâches devant la première difficulté, ou faisant preuve d’une surdité/cécité incroyable, permettant de les poignarder facilement sans qu’ils n’aient rien vu venir ! Enfin, petit détail qui pourra déplaire à certains, Recker, le protagoniste, reste impassiblement muet. Même lors de situations difficiles, ou lorsqu’il deviendra chef d’escouade, celui-ci ne bronchera pas d’un poil. C’est un FPS, certes, mais quand même… On note heureusement l’arrivée de quelques nouveautés. Il est désormais possible de s’équiper de gadgets et d’armes différentes en découvrant lun des nombreux coffres qui jalonnent les différents niveaux. Toute arme ramassée sur un ennemi sera directement stockée et utilisable lors dun prochain passage près d’un de ces coffres. Il est également possible de marquer des cibles et de demander à ses alliés de les liquider. Bien que cette assistance soit utile lors des combats en espace vaste, cela pourra peut-être paraître plus casual pour les plus aguerris.

Et à plusieurs ?

Mais Battlefield a toujours brillé pour son multi, et c’est bien là que le jeu justifie (enfin) son nom. Le titre dévoile tout son potentiel en proposant une multitude de modes de jeu. Outres les classiques modes Domination, Conquête, etc., deux nouvelles variantes de jeux en réseau font leur apparition, à savoir Anéantissement et Désamorçage. Le premier mode proposera aux belligérants des deux équipes de capturer, puis de conduire et faire exploser une bombe sur différentes cibles ennemies. Le second mode demandera à une équipe de déposer, d’amorcer puis de faire exploser une bombe à l’un des deux endroits situés sur la carte, alors que l’équipe adverse sera chargée de les défendre. Ce dernier mode nest dailleurs pas sans rappeler un certain Counter Strike.

Nerveux et dynamique sont les mots-clés du multi, grâce à larrivée notamment dun arbre des spécialisations permettant daméliorer chacun des classes : Assaut, Eclaireur, Ingénieux et Soutien. Ce qui octroie une plus grande diversité des rôles et permet une meilleure gestion du fil de la partie, en optant pour une stratégie plus ou moins offensive. Mais ce n’est pas tout. Le rôle du commandant, très apprécié des joueurs de Battlefield 2, effectue son grand retour. Pour rappel, lors des parties de certains modes, comme le mode Conquête, un joueur incarne le rôle du commandant et dispose d’une carte tactique. Celle-ci lui donne accès à plus d’informations et lui permet depuis une tablette ou depuis son PC de larguer des véhicules, munitions ou effectuer une frappe chirurgicale n’importe où sur la carte.

You’re beautiful, it’s true

Si le multijoueurs s’annonce très attrayant, il faut savoir que les versions current-gen du jeu sont un peu à la traîne. Les cartes sont moins vastes que sur PC et next-gen, et les serveurs ne peuvent accueillir autant de joueurs. De plus, on ne compte que deux nouveaux modes de jeu. Certes, il reste le mode Levolution. Cela dit, provoquer un changement topographique sur la carte n’a au final que peu d’intérêt. D’autant plus que déclencher ce genre Evènement oblige le joueur à se mettre en danger et requiert bien souvent une adresse et une concentration à toute épreuve.

Battlefield 4 nest pas non plus qu’un jeu de guerre, c’est aussi une vitrine pour technologique. Malheureusement, s’il faut avouer que le jeu est beau et fluide, la Xbox 360 et la PS3 s’essoufflent. Pertes de framerate et bugs d’affichage ponctueront vos parties. Mais ce n’est pas tout : manette en main, Battlefield 4 n’est pas aussi impressionnant que nous lespérions. Si les abris et les cachettes tendent à exploser sous la déflagration d’une grenade ou une pluie de balles, on ne ressent pas vraiment de grande différence avec Battlefield 3. Non, finalement, les explosions retentissantes et autres effets de tempêtes sont, au mieux, spectaculaires – mais peu ludiques.

La fête est finie

Après avoir arpenté le champ de bataille, il faut bien avouer qu’on reste sur notre faim. Annoncé comme plus grand, plus beau et plus fort que son prédécesseur, Battlefield 4 ne tient pas toutes ses promesses, surtout pour les consoles actuelles. Entre une campagne solo un peu morne et un multijoueurs qui tient la route sans être révolutionnaire, on tient entre les mains un jeu suffisant, certes très agréable, mais qui donne une impression de déjà-vu. Pourtant, que les amateurs de batailles urbaines et guerriers en herbe se rassurent. Le multijoueurs les tiendra en haleine durant de longues heures, seuls ou avec des amis. Les explosions et fusillades, bien qu’un cran en dessous de ce qu’on aurait pu espérer, restent suffisamment tape-à-l’œil et sauront tout de même ravir bien des mirettes

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