La réalité virtuelle, un danger pour notre santé?

La réalité virtuelle, un danger pour notre santé?

Récent fer de lance de l’industrie vidéo-ludique et des férus de nouvelles technologies, la realité virtuelle, comme tout nouvelle invention, pose son lot de questions, notamment sur les risques liés à son utilisation plus ou moins intensive. Ainsi, les retours de ses utilisateurs, mais aussi la recherche médicale, permettent de définir certains dangers de la réalité virtuelle.

Un inconfort possible à l’utilisation

Comme pour les jeux vidéo, la réalité virtuelle peut provoquer des crises d’épilepsie. En effet, l’utilisateur peut être sensible aux lumières et aux mouvements émanant de l’écran, proches des yeux, dans un environnement exempté de lumières naturelles.

Les premiers utilisateurs de ces casques ont, pour certains, été victimes de maux de tête. Toutefois, il est surtout reproché aux casques de VR de provoquer des nausées. Ces dernières, désormais reconnues sous le terme de cybermaladie, résultent d’une incapacité du cerveau à s’adapter à des images, souvent rapides, et différentes de celles que l’œil humain affronte au quotidien. Il en résulte que, d’après les études réalisées par l’industrie, près de la moitié des joueurs de réalité virtuelle aurait ressenti ce type de désagrément.

Un effet possible à long terme sur le cerveau

Si les casques peuvent être responsables d’une certaine gêne lors d’une session, les chercheurs comment à se penser sérieusement sur les effets à longs termes. Pour eux, l’accumulation des séances de realité virtuelle ne serait pas anodine sur la santé des personnes.

Ainsi, une équipe californienne travaille actuellement sur les effets de la réalité virtuelle sur le cerveau. Et leurs résultats, à la suite d’essais cliniques sur des rats, sont intéressants. Le cerveau du rongeur était en partie déconnecté de ces repères spatiaux, à cause d’une sous-utilisation des neurones de l’hippocampe. Si l’équipe n’a pu en déduire un danger certain pour l’homme, il a prouvé que le casque VR avait un effet sur le cerveau, modifiant son fonctionnement neuronal habituel. La technologie est de fait déconseillée aux enfants de mois de 13 ans par les fabricants.

Des risques cardiaques et ophtalmiques?

Le principe de la technologie, dans l’industrie des jeux vidéo, est de provoquer un sentiment d’immersion et de permettre aux joueurs de vivre des aventures intenses à la première personne. De fait, comme un manège à sensation, la réalité virtuelle n’est pas adaptée aux personnes cardiaques. La vitesse, la peur, le vertige, toutes ses sensations inhabituelles pour le corps sont par principe dangereuses pour les personnes souffrant de troubles cardiaques ou prédisposées à en avoir.

Au niveau ophtalmique également, la question se pose. Si le fait que l’écran provoque de la sécheresse ophtalmique est prouvée, à cause de la lumière bleue renvoyée par l’écran, la question des troubles visuels a déjà été étudiée en 1997. En effet, le procédé de la réalité virtuelle, comme du cinéma en 3D, est basé sur la reconstruction par les yeux d’une image à partir de deux autres, légèrement décalées, envoyées à la rétine. Le cristallin fait un effort pour recréer une image lisible par notre cerveau. Ce louchement volontaire a des répercussions sur la musculature de l’œil, qui va très vite se fatiguer. C’est pourquoi il est recommandé de faire des pauses de 15 à 20 minutes toutes les heures.

Le large champ des effets psychologiques

Enfin, au-delà des effets sur le mécanisme physique de l’humain, les casques de réalité virtuelle inquiètent, ou interrogent les chercheurs en psychiatrie. L’immersion peut-elle dépasser le cadre du jeu ? Les sensations de l’instant ont-elles des conséquences sur la psychologie ?

Plusieurs pistes ont été dégagées par la médecine. Ainsi, avoir un cauchemar, ou une montée de stress à cause de la VR est envisageable. Sur des personnes souffrant d’angoisses récurrentes, de paranoïa ou de schizophrénie, l’immersion abusive pourrait conduire à une perte des repères ou à des confusions dangereuses pour leur santé.

Ainsi, même s’il n’y a pas lieu de diaboliser cette technologie, être conscient des dangers de la réalité virtuelle semble pertinent pour profiter sereinement de son caractère ludique.

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